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Le sport est-il apolitique ?

Pendant ces mois de novembre et décembre, tous les projecteurs sont braqués sur le Qatar qui organise la Coupe du monde de Football 2022. Les controverses n’ont pas manqué de fleurir et d’alimenter le débat, parmi lesquelles l’interdiction de tous signes ostentatoires de promotion de la religion du LGBTQXYZEFGH….

Le petit royaume du Golfe a conservé un certain rigorisme en matière de mœurs conformément au Coran qui s’y applique de plein de droit. Aucune dérogation n’est possible en la matière selon les autorités du royaume. Une pomme de discorde a donc éclaté entre les gardiens du progressisme libéral et ceux de la doxa coranique. Deux mondes se percutent. Malgré les pressions internationales, le Qatar n’a rien cédé. Comme à leur habitude, les gardiens du temple libéral vocifèrent pour afficher leur hostilité, et en font presque un motif de casus belli.

Que vient faire l’agenda du progressisme dans le sport ?

Ces grands évènements sont une magnifique aubaine pour imposer aux publics et aux peuples rétifs les idées et les pratiques du « progressisme ». Par exemple, le foot féminin a été promu à grand renfort de matraquage médiatique par les instances internationales. Idem pour l’affaire George Floyd, un homme noir étouffé par un policier blanc, qui a provoqué des manifestations en cascade où s’entonnait le slogan « Black Lives Matter» (Les vies noires comptent).

Cette affaire a traversé les portes des stades de football et a donné lieu à des séances collectives de contrition. Il est donc peu surprenant que les revendications autour de l’homosexualité et peut-être demain autour des transgenres occupent le haut du pavé médiatique.

Le sport n’est donc plus simplement le lieu de rivalité physique, tactique ou technique, il se mue en forum de toutes les revendications sociétales. Hier l’antiracisme, aujourd’hui le Lgbtisme et féminisme et demain le transsexualisme. Après-demain les transnationaux ?

Tous LGBT ?

Désormais le courage se mesure au port d’un brassard aux couleurs LGBT, mais le silence reste de rigueur au sujet l’exploitation et les nombreux décès des Indiens, Africains, Pakistanais venus construire les infrastructures sportives du pays. C’est dire le niveau de courage ! Mais cette exploitation est-elle bien différente des migrants débarquant en Europe servant de piétaille pour UberEat, Deliveroo ou devenant chauffeur VTC pour satisfaire le confort des petits-bourgeois des centres-villes mondialisés ? Belle hypocrisie de la part des thuriféraires du camp du bien.

Ces polémiques traduisent aussi la schizophrénie de la société du spectacle qui ne peut pas tout englober, ne peut pas tout concilier sous sa coupe. D’un côté, elle tente d’élargir ses cibles et cherche à abattre le patriarcat en prétendant mettre fin à la domination de l’homme, de l’autre elle a besoin du jeune mâle pour le succès des compétitions sportives. Sauf exception, les événements féminins ne sont pas, pour le moment, aussi populaires.

L’exemple des Jeux de Mexico de 1968

Cette propagande permanente prouve la dimension politique du sport. Qui peut croire que le sport n’est pas politique ? Ce ne sont pas Tommie Smith et John Carlos, partisans des Blacks Panthers osant brandir leurs points fermés sur le podium du 200m lors des Jeux Olympiques de Mexico (1968) qui diront le contraire.

La politique ne se résume pas à être encarté dans un parti politique, il s’agit aussi d’influer sur les structures mentales élémentaires des différents publics pour les rééduquer subrepticement. Le progressisme essaie d’avoir la peau des derniers bastions de conservatisme et d’identité sans succès jusqu’à maintenant, en sera-t-il toujours le cas ?